La sécheresse qui perdure encore à la mi-octobre atteint un niveau particulièrement critique en France.

À la fin septembre, 49,6 % des petits cours d’eau étaient à sec ou en rupture d’écoulement, soit 1 594 tronçons touchés sur le territoire, indique l’Office de la biodiversité sur son site. « C’est la situation la plus grave qu’on ait constatée depuis 2012 et c’est surtout (…) une situation qui s’étend dans le temps », alerte l’office. L’établissement souligne que « l’ampleur, la précocité et la persistance de ces phénomènes témoignent d’un niveau de dégradation particulièrement élevé », lourd de conséquences pour les écosystèmes aquatiques. Les zones les plus touchées s’étendent de la Vendée au Grand Est, avec une aggravation en Occitanie et Auvergne Rhône-Alpes.
Pour tenter d’atténuer cette crise sans précédent, l’OFB a déployé plus de 16 000 contrôles concernant le respect des restrictions d’eau. Elles ont été menées entre juin et septembre. Ces vérifications ont ciblé l’ensemble des usagers, notamment le secteur agricole, affichant une hausse de 30 % par rapport à 2022. Selon l’organisme, un peu plus de 7 % des contrôles (1 211) ont révélé des manquements.
