La DDT de la Marne communique sur le fonds d’urgence exceptionnel relatif au soutien à la filière céréalière et protéagineuse, ouvert jusqu’au 28 février 2026 seulement.

La filière céréalière française fait face à plusieurs chocs de grande ampleur qui laissent un solde disponible négatif depuis trois ans à I’échelle nationale pour la culture du blé tendre, situation inédite au cours des 25 dernières années.
Dès 2023, les coûts de production ont en effet subi une hausse marquée, et sont restés élevés comparativement au prix des céréales, entraînant une dégradation de la situation économique des exploitations. Puis en 2024, la baisse de récolte céréalière a entraîné une forte diminution des volumes exportés et a accentué la dégradation de la situation économique des exploitations. Enfin en 2025, la situation de marché était défavorable au niveau mondial avec des facteurs de production à un niveau élevé alors que les prix des productions agricoles avaient baissé.
Une première réponse dans l’urgence
Pour l’État, “dans l’immédiat, il est nécessaire de répondre à l’urgence, la situation dégradée actuelle risquant d’entraîner des défaillances d’entreprises agricoles, avec un effet négatif sur les opérateurs économiques à l’amont et à l’aval”. À cette fin, le gouvernement a décidé de la mise en place d’un fonds d’urgence de 35 millions d’euros à destination des exploitants les plus en difficultés (dont 5,8 millions pour la région Grand Est). C’est une aide de “minimis”, le plafond de 50 000 € d’aides publiques sur les 3 années glissantes est donc à respecter.
Qui peut en bénéficier ?
Peuvent bénéficier de ce fonds les exploitants agricoles à titre principal et les demandeurs sous forme sociétaire dont au moins un associé est exploitant à titre principal et possédant au moins 50 % du capital de la société. La transparence GAEC s’applique limitée à 3 associés.
Quels sont les critères d’éligibilité ?
Cette aide s’adresse aux exploitations spécialisées en céréales et protéagineux, sur l’ensemble du territoire national, pour lesquelles les résultats économiques ont été particulièrement dégradés en 2023, 2024 et 2025. Elle a vocation à soutenir les exploitations les plus fragiles économiquement. Les critères retenus sont les suivants :
- pourcentage minimal de surfaces en céréales et protéagineux d’au moins 70 % de la SAU (groupes 1.1 et 1.3 de la notice PAC, récolte en grain et luzerne déshydratée) ;
- pourcentage maximal de surfaces en cultures industrielles (groupes 1.7 de la notice PAC, dont betterave, pomme de terre et chanvre) au plus de 10 % de la SAU ;
- baisse de 25 % de L’excédent brut d’exploitation (EBE) du dernier exercice clos par rapport aux cinq années précédentes.
Quel est le montant de l’aide ?
Le montant de l’aide est un forfait de 5 000 € par exploitation, ce montant étant modulable à la baisse en fonction du nombre de dossiers déposés et après concertation avec les représentants professionnels.
L’attention du déposant est attirée sur le fait que le dépôt d’un dossier respectant les critères d’éligibilité ne donnera pas nécessairement lieu à un versement de l’aide. Une priorisation des dossiers se fera en privilégiant ceux qui auront la plus forte dégradation de leur EBE.
Une aide à demander avant le 28 février 2026
La DDT a adressé un mail aux agriculteurs qui respectent les critères liés à la surface. Ceux qui ont reçu ce mail peuvent ainsi déposer leur dossier sur le site internet dont le lien figure dans le mail.
Le dispositif est ouvert du 11 au 28 février 2026 inclus. En cas de difficulté, il est possible de contacter la DDT par mail : ddt-isn@marne.gouv.fr.
