Moisson dans la Marne : rester vigilant face au risque incendie

Avec des conditions estivales sèches et des températures élevées dans la Marne, la période des moissons demande une attention particulière. Sans céder à l’inquiétude, quelques réflexes simples permettent de sécuriser efficacement les chantiers.

Reims La Marne Agricole Moisson : rester vigilant face au risque incendieAvec des conditions estivales sèches et des températures élevées dans la Marne, la période des moissons demande une attention particulière. Sans céder à l’inquiétude, quelques réflexes simples permettent de sécuriser efficacement les chantiers.
La chaleur actuelle et les sols secs favorisent les départs de feu lors des travaux de récolte. Une vigilance accrue permet de limiter les risques. © D.R.

La campagne de moisson 2026 s’ouvre dans un contexte climatique marqué par un déficit hydrique et des températures en hausse. Dans la Marne, les sols et la végétation sont globalement secs et les conditions estivales se sont installées. Les épisodes de chaleur en cours, contribuent à accentuer le dessèchement des cultures.

Ces éléments ne sont pas inhabituels en été, mais ils favorisent les départs de feu lors des travaux de récolte. Une vigilance accrue permet toutefois de limiter très efficacement les risques.

Des machines à surveiller de près

La majorité des incidents observés en période de moisson sont liés au matériel. L’échauffement de certaines pièces, les frottements ou l’accumulation de poussières peuvent être à l’origine d’un départ de feu.

Quelques bonnes pratiques permettent de sécuriser les interventions :

  • nettoyer régulièrement la machine pour éviter l’accumulation de paille ;
  • vérifier l’état et le graissage des organes en mouvement ;
  • contrôler courroies, chaînes et faisceaux électriques ;
  • curveiller les montées en température.

Un entretien régulier reste la première des préventions et s’inscrit dans les gestes courants de préparation de chantier.

Adapter ses pratiques aux conditions du moment

Les conditions climatiques du département évoluent, avec des étés plus chauds et plus secs. Cela invite à adapter certaines habitudes de travail comme privilégier les interventions en dehors des heures les plus chaudes, ajuster la hauteur de coupe pour limiter les frottements ou encore tenir compte du vent, qui peut accélérer la propagation d’un feu. Il convient également de porter une attention particulière aux zones sensibles (bordures, habitations). Ces ajustements simples permettent de conserver une bonne maîtrise des chantiers, même en conditions sèches.

Prévoir les moyens d’intervention

Même avec toutes les précautions, le risque zéro n’existe pas. Disposer d’un minimum d’équipement permet de réagir rapidement si nécessaire : extincteurs adaptés (poudre pour machines, eau pour végétation), eau à proximité, outil de déchaumage pour créer une bande coupe-feu. Intervenir rapidement dès un départ de feu permet généralement de limiter fortement les conséquences.

Une organisation qui fait la différence

La prévention repose avant tout sur une organisation efficace du chantier. Avant d’intervenir, il est conseillé de faire un tour de parcelle pour repérer les pierres, objets métalliques ou autres zones à risque pouvant provoquer des étincelles au passage du matériel. Pendant la moisson, gardez systématiquement un téléphone chargé et accessible en cabine pour pouvoir alerter rapidement en cas de départ de feu. Pensez également à rappeler les consignes de sécurité à tous les intervenants — salariés, saisonniers ou entraide — afin que chacun sache réagir sans attendre. Enfin, une bonne coordination entre les différents engins (moissonneuse, bennes, outils de travail du sol) permet d’être réactif et, si besoin, d’intervenir immédiatement pour contenir un départ de feu.

Adeline Lenoir

Chambre d’agriculture de la Marne
marne.chambres-agriculture.fr