
Au service des agriculteurs et éleveurs, la coopérative agricole engagée EMC2 accompagne les éleveurs ovins. La structure a récemment inauguré deux nouveaux centres dont un à Reims.
“Notre but premier est de dynamiser la recapitalisation et le développement de l’activité ovine”, lance Arnaud Le Grom de Maret, directeur du groupe EMC2. “C’est une solution agronomique également pour les céréaliers afin de travailler les sols et engendrer de la rotation dans leurs surfaces”. Ces investissements de EMC2 et ces deux nouveaux centres de rassemblement ovins vont notamment lui permettre de doubler sa collecte ovine par rapport à ces cinq dernières années.
“Notre but premier est de dynamiser la recapitalisation et le développement de l’activité ovine”
Arnaud Le Grom de Maret
Rentabilité de la filière ovine
Multiplié par trois lors des cinq dernières années, le prix des ovins a amené une rentabilité supérieure.
“Ce projet impulsé depuis deux ans amène le développement de nouveaux ateliers. À travers les crises et maladies, nous sommes dans une politique de redynamisation des troupeaux”, assure le directeur du groupe EMC2. “Nous sommes aidés par nos clients qui misent sur nos productions dans le Nord pour approvisionner ses abattoirs. Dans le groupe EMC2, nous disposons d’un abattoir à Verdun dans le Grand Est”.
Apporter du confort aux animaux
Autre point clé de ces nouveaux centres, c’est l’ajout de confort dans le traitement des animaux.
“L’idée est de créer un élevage ovin en toute sérénité. Nous réalisons des lots homogènes d’ovins pour apporter une sécurisation supplémentaire à nos adhérents”, appuie Arnaud Le Grom de Maret. “Ces centres sont également nés pour remédier à l’obligation de séparer bovins et ovins. Les moyens sont mis, il n’y a plus qu’à entrer dans un cycle de développement”.

+15% de volume
Avec ces nouvelles structures, EMC2 note une progression de +15% de volume par rapport à 2025. “Cela représente environ 55 000 agneaux par an rassemblés dans ces centres”, dévoile le directeur.
“À travers les crises et maladies, nous sommes dans une politique de redynamisation des troupeaux”
Arnaud Le Grom de Maret
“À moyen terme, l’objectif reste d’atteindre les 80 000 ans ovins d’ici trois ans. Pour densifier cette progression, chaque année nous ajoutons environ 5 000 mères et nous aidons aussi des éleveurs avec des financements. Nous avons aussi négocié avec nos clients une garantie sur les contrats de développement sur huit ans pour assurer un revenu aux éleveurs”.
Surface de 900m²
Le site de Reims est lancé depuis deux mois et se répand sur 900 m², dont 650 m² dédiés pour l’allotement. Ce bâtiment est d’une capacité de 1145 ovins.
“Cette structure d’avenir est donc un bon relais pour l’élevage et permet de suivre les dernières réglementations en vigueur au niveau de la séparation entre les espèces”, conclut Arnaud Le Grom de Maret.
Jean-Baptiste Labelle
